« Ouvrez-moi vos bras, pour que je puisse m’y fondre.. »

Les étreintes les plus belles arrivent après minuit, juste sous les yeux de la lune, attentive.

Dans le silence profond, entrecoupé de lentes respirations, d’une chambre pratiquement vide, il y a ces deux mains, perdues dans l’obscurité.
Elles se cherchent et s’emmêlent, au second plan d’un échange de regards dont la tension est palpable.

Tous deux allongés face au plafond mais nez contre nez, yeux dans les yeux, ils s’adonnent à laisser le temps s’enfuir. Il y a de ces moments où plus rien d’autre ne compte que le sacré saint instant.

Leurs lèvres s’effleurent une première fois, hésitantes. Il ne suffit que d’un rien pour briser la douce violence d’un premier baiser. Le contact équivaut au concret, et seule une seconde sépare l’instant d’avant de l’instant d’après.

Alors la tension monte. Il passe sa main dans ses cheveux fins et dorés, elle le regarde encore une fois. Elle prend sa tête entre ses mains, adoptant un air oscillant entre la fascination et la contrariété. Bouche entrouverte et respiration lascive, elle scrute chaque recoin de son visage.

Il avait cette faussette qui l’avait toujours fascinée à chacun de ses sourires. Elle caressait ses cheveux noirs eben, courts mais pourtant si doux. Puis elle passait le bout de ses doigts le long de ses joues, des tempes au menton, observant la peau de son visage pâle et cerné.
Elle fondit ensuite sa tête dans son cou. Envahie par l’épicée fragrance masculine, elle ferma doucement les yeux. Elle savourait sa peau, elle savourait sa présence, mais surtout cette petite chose si spéciale qui n’appartient qu’à l’incertitude d’un moment; la tension crée par deux coeurs battant en harmonie. Et elle s’envolait dans ses pensées lorsqu’il l’attira contre lui, dans une étreinte vive.

Et le temps d’un soupir, il s’empara de ses lèvres comme on aurait dérobé la naïveté à l’innocence.

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Bonne rentrée,
xx.