« Ouvrez-moi vos bras, pour que je puisse m’y fondre.. »

Les étreintes les plus belles arrivent après minuit, juste sous les yeux de la lune, attentive.

Dans le silence profond, entrecoupé de lentes respirations, d’une chambre pratiquement vide, il y a ces deux mains, perdues dans l’obscurité.
Elles se cherchent et s’emmêlent, au second plan d’un échange de regards dont la tension est palpable.

Tous deux allongés face au plafond mais nez contre nez, yeux dans les yeux, ils s’adonnent à laisser le temps s’enfuir. Il y a de ces moments où plus rien d’autre ne compte que le sacré saint instant.

Leurs lèvres s’effleurent une première fois, hésitantes. Il ne suffit que d’un rien pour briser la douce violence d’un premier baiser. Le contact équivaut au concret, et seule une seconde sépare l’instant d’avant de l’instant d’après.

Alors la tension monte. Il passe sa main dans ses cheveux fins et dorés, elle le regarde encore une fois. Elle prend sa tête entre ses mains, adoptant un air oscillant entre la fascination et la contrariété. Bouche entrouverte et respiration lascive, elle scrute chaque recoin de son visage.

Il avait cette faussette qui l’avait toujours fascinée à chacun de ses sourires. Elle caressait ses cheveux noirs eben, courts mais pourtant si doux. Puis elle passait le bout de ses doigts le long de ses joues, des tempes au menton, observant la peau de son visage pâle et cerné.
Elle fondit ensuite sa tête dans son cou. Envahie par l’épicée fragrance masculine, elle ferma doucement les yeux. Elle savourait sa peau, elle savourait sa présence, mais surtout cette petite chose si spéciale qui n’appartient qu’à l’incertitude d’un moment; la tension crée par deux coeurs battant en harmonie. Et elle s’envolait dans ses pensées lorsqu’il l’attira contre lui, dans une étreinte vive.

Et le temps d’un soupir, il s’empara de ses lèvres comme on aurait dérobé la naïveté à l’innocence.

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Bonne rentrée,
xx.

Vous n’êtes tous que des drogués.

On y goûte la première fois aux débuts de notre adolescence. C’est sympa mais sans trop d’intérêt car on a pas encore l’âge d’avoir pleine conscience de la vie. Certains y goûtent pour faire comme les copains qui ont déjà tous essayé une fois, d’autres font ça d’eux même.

On y touche deux trois autres fois sans vraiment faire attention, puis là commence la dépendance.
On pleure de ne plus en avoir, on en reveut encore, et encore.

Puis d’un coup, comme ça, au tournant d’une rue, on tombe dedans. Paf, sans prévenir, on est accro.

Alors qu’est-ce ? Des moments d’euphorie, de sourire et de rire où plus rien d’autre ne compte que le sacré saint instant. On aimerait que ça dure toujours.
Parfois on en prend trop et y’a quelque chose qui pète, quelque chose qui cloche et on se sent mal. On en souffre, on en pleure, et on n’en dort plus la nuit.

Ça ne nous empêchera pas d’y retoucher une fois le problème résolu.

Parfois on décide d’arrêter parce qu’on ne tient plus.
Et peu à peu, son absence commence à nous rendre fou, à nous ronger.

Comment ça mon texte n’a pas de sens ? Vous n’avez jamais touché a la drogue ?
Oh ne mentez pas. Nous avons tous au moins une fois déjà connu l’amour…

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Pensées nocturnes.

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Je crois avoir quelque part découvert
Un endroit inspirant une intense sensation de paix.
Il se trouve juste ici sur terre,
Mais est, à mon grand malheur, constamment éloigné.

C’est une enveloppe plus que sécuritaire
À la fragrance douce et épicée;
Diffuseur d’une solennelle atmosphère
À l’image d’un bien-être, de l’esprit effleuré

Car c’est au cœur de tes bras,
Que mon âme trouve repos;
Apaisement sans égard,
Ma peau contre ta peau

Mais je m’y perds parfois, je l’avoue.
Ma raison ou mon cœur
De qui écouter les atouts,
Puisque loin de toi, tout me fait si peur?
 »

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